Les architectes - Hangest en Santerre

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Les architectes

Histoire > L'église
L'église est l’œuvre de l’architecte Godefroy Teisseire (1874-1938), lauréat de l’Ecole Spéciale d’Architecture et membre de la Société Centrale des Architectes Français.

Godefroy Teisseire réalisait à la même époque un certain nombre d’autres églises dans le département (Chaulnes, Fransart, Lamotte-en-Santerre et Punchy). Il livra un projet extrêmement soigné qui fut approuvé par le conseil municipal le 12 août 1927. L’inspiration de l’édifice que nous voyons aujourd’hui ne doit pas grand-chose à l’inspiration « moderniste » contrairement à l’église de Lamotte-en-Santerre construite par Teisseire à la même époque.

Son plan, son décor autant que ses matériaux se rattachent nettement à l’esthétique néo-romane ou néo-byzantine en vogue dans les édifices religieux du début du siècle, et qu’on peut rapprocher de ce que réalisait alors la grande agence Cordonnier à Lille.

Le parti général est celui d’un plan centré en croix grecque, quatre bras rayonnant autour d’un espace central couvert d’une coupole sommée d’un clocher. La structure porteuse est formée de 4 grandes arcades en plein cintre prolongeant des piliers de section carré en béton armé, formant les 4 côtés du volume central.

La coupole en pendentif est construite en briques creuses recouvertes de plâtre. A l’extérieur les maçonneries sont essentiellement édifiées en pierre de Saint-Maximin. Pour les sculptures du portail et des fenêtres, on sollicita Georges Legrand, sculpteur à Amiens qui travailla sur les dessins de G. Teisseire. Les couvertures, chéneaux et gargouilles sont entièrement réalisés en béton armé.





Les verrières de l’intérieur de l’église furent commandées à Raphaël Lardeur (1890-1967), artiste alors fort en estime, notamment dans le service des monuments historiques.

Le marché lui est attribué et en janvier 1930, pour un montant de 53 000 francs. La réception définitive des travaux s’effectue le 5 février 1931. Les verrières représentent « la charité de Saint Martin » (patron de l’église), « la femme adultère » et « le sermon sur la montagne ».

Lardeur y développe son style très monumental en s’affranchissant des meneaux qui séparent les baies et en traitant une seule scène sur l’espace des cinq ouvertures parallèles. Il utilise pour cela sa palette habituelle faite de couleurs très vives, pratiquement sans recours à la grisaille, le dessin des scènes et des personnages étant réalisé par la seule mise en plomb.

Les verrières des quatre oculi de la coupole représentent les symboles des évangélistes. Les autres baies reçoivent un simple décor géométrique également réalisé par R. Lardeur.
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